Le nécessaire

10 juin 2015 § Poster un commentaire

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La Boixe, mai 2015  Nécessaire à parfum et cosmétiques en pâte de verre (bouchons bleu-nuit, Art déco)

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Ninfeo Mio

10 octobre 2013 § Poster un commentaire

Capture d’écran 2013-10-10 à 17.09.41Ninfeo Mio (2010) chez Annick Goutal, hespéridé créé par Camille Goutal et Isabelle Doyen

Passées les portes de ce jardin clos, bergamotes, cédrats et citrons, très fusants, nous chatouillent le nez, puis la verdeur des feuilles de tomates, une menthe douce comme sur les berges, du curry pour un instant, puis un parterre de sauges sclarées et un splendide figuier enfin, tout de feuilles et de lait.

Ca sent beau et il faut en abuser, l’été si l’on s’éloigne de son jardin, l’hiver pour se souvenir de l’été. Ninfeo Mio fait partie des masculins-féminins de la maison, déclinés en deux flacons. Je préfère à la version féminine complètement « noeud-noeud » son pendant, plutôt joli et qui pour une même contenance coûte 5 euros de moins…nous prendrait-on pour des poires ou pour Candide dans son jardin ?

Parfumer

21 juin 2012 § Poster un commentaire

Le miroir, bien avant le regard des foules, condamne tout ou partie de l’audace dans le jour sous lequel nous nous dévoilons. Dans la toilette comme dans le rêve, la fantaisie commence là où l’œil se ferme. Ainsi le parfum, parure invisible, n’oblige qu’à peu de compromis. Il a toujours été d’usage en parfumerie d’avoir recours à des matières premières qui frôlent la pestilence et qui font par leurs facettes taillées à la hache tout l’intérêt, toute la carrure et paradoxalement toute la subtilité des grands parfums. Les maisons de niche revendiquent aujourd’hui odeurs de cheveux voire de culotte sales, de sueur, de corruption qui semblent rappeler à celui ou celle qui ose le porter, à son entourage, la mortalité des êtres et les racines même de la parfumerie, d’abord destinée à chasser miasmes et fléaux tels que la Grande Peste et donc à se mêler à la puanteur de la mort et des villes. C’est en quelque sorte prendre de court le temps et révéler le pourrissement en devenir de la floraison, à la manière des memento mori. Et porté à même la peau, siège extérieur de l’intime, ce memento décline lentement en sillage puis se tait.

Sables

15 juillet 2011 § Poster un commentaire

Sables d’Annick Goutal, 1985
Je prends le maquis avec Sables depuis 2010.
Aux chiottes les sents-bons ! Bitume, iode, tabac, fenouil, immortelles des dunes, un curry corsé, un tas de bois au soleil, une vanille masculine, un caramel salé. Avec parcimonie, derrière les oreilles, et les soirs d’été.

Bois Farine

19 mai 2011 § Poster un commentaire

Porté depuis 2008.

Bois Farine (l’Artisan Parfumeur) créé en 2003 par Jean-Claude Ellena, nez attitré d’Hermès et dont j’apprécie particulièrement les parfums. A priori un peu déçue de son dernier, Un Jardin sur le Toit sorti au mois de mars, mais je ne l’ai senti que rapidement et sur touche à la boutique Hermès de la rue de Sèvres (Paris VI) qui elle mérite la visite.

J’ai entendu parler de Bois Farine pour la première fois en octobre 2007, dans un article du Monde 2  sur Chandler Burr, écrivain et critique de parfum, dont j’ai suivi ensuite les publications sur TMagazine, supplément Style du NYTimes. Dans mes souvenirs  Burr était interviewé sur le lancement de ses Scent Dinners. Il écrit ici :

 When I asked Jimmy Sakatos, the Carlyle’s executive chef, to help me come up with a menu, he thought I was a little nuts. To get him to understand my idea, I showed him the velvety, succulent Ambre Narguilé, by Hermès, which smells like caramel and subtle, nutty banana; Délices de Cartier, a delicately fruity confection; and Aqua Allègoria Pamplelune, by Guerlain, a delicious grapefruit scent. Jimmy smelled them tentatively. Then I handed him Bois Farine, by the Parisian house L’Artisan Parfumeur. It’s an astonishing fragrance based on the scent of baking flour. Jimmy froze. « Now this, » he said. « There’s a bread dough I make that smells like this. » We had the opening to our dinner.  

Bois Farine évoque pêle-mêle fleur de farine, pain brûlé, foin, cacahuète, fumée, iris, carton, bois de cèdre. Il est franchement poudré, bien sec, agréable hiver comme été, et m’a attiré plus de compliments que de nez pincés malgré ses notes ahurissantes. Mais je ne côtoie que des gens polis. Sillage raisonnable, tenue moyenne sur ma peau et très bonne sur les tissus.

Où suis-je ?

Catégorie Parfums sur Tenter Spielmann.